L'Atelier du Verbe a une jolie réputation dans le milieu culturel, sans doute le côté chaleureux du lieu et son emplacement. Et c'est dans ce lieu que le chanteur- écrivain Bertrand Ferrier se produit le 18 janvier prochain. Il interprétera le grand chanteur suisse Michel Bühler à sa manière et ça promet !

 

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Bonjour Bertrand Ferrier, vous allez interpréter Michel Bühler le 18 janvier, pourquoi Michel Bühler quand vos collègues interprètent plutôt Ferrat, Brel, Barbara ?

Ah, vous oubliez Allain Leprest, non ? Mieux, vous auriez dû poser la question à Claire Elzière quand elle chantait, excellemment, feu le formidable Pierre Louki ! Pardon de vous provoquer. Je vais répondre à votre question : en l'occurrence, Michel Bühler est vivant. C'est essentiel. Je ne cherche pas à capitaliser sur un nom ultraconnu pour faire du pèze, juste à partager mon émotion devant 50 ans de chansons associant engagement, sensibilité et humour, écrits par un homme qui ne chante plus mais est toujours là. En revanche, si vous connaissez "Frederik"-Reinhardt Mey, je proposerais bien un projet autour de ses chansons à Jann Halexander, producteur de cette soirée Bühler !
Pourquoi le choix d'être entouré de musiciens ?

Ha, merci pour cette question essentielle ! Soyons clairs : rien ne me touche plus qu'un artiste avec son instrument face au public. En plus, ç'aurait été hyperplus pratique pour moi de m'en tenir au clavier-chant. Néanmoins, en sollicitant Jacques Bon, Fabrice Dupray et Michaël Koné, j'assume un objectif : que les spectateurs capables de sortir de chez eux pour entendre l'inconnu Bertrand Ferrier alors qu'il fait froid et moche, viennent écouter un concert de vieilles chansons façon piano-voix... et se retrouvent devant un répertoire bouleversant, porté par un basson, un hautbois, un cor anglais, des trompettes, un baryton, un haute-contre, un récitant, un piano et un chanteur. Donc éprouvent le frisson de la chanson. Moi qui, actuellement, répète en tâchant de ne pas me laisser submerger par la puissance drôle, corrosive, ravissante de Michel Bühler, j'aimerais que les curieux sortissent du concert, poils hérissés, en se disant : "Wow, c'était... hors de l'ordinaire". C'est prétentieux, soit, mais j'assume le projet !
Qu'attendez-vous de ce spectacle ? Des programmations en Suisse ?
Carrément. Et au Québec. Et même, osons être carrément dingue, en France. Ce nonobstant, surtout, surtout, putain surtout, j'aimerais que les spectateurs repartissent, même en oubliant Bertrand Ferrier, en restant, éternellement, en amour avec Michel Bühler.

Nous n'avonspas bien entendu, vous avez ajouté quelque chose ?

Nan, je susurrais juste : pfff, tu parles d'une responsabilité...
Bertrand Ferrier chante Michel Bühler
18 janvier 2019
Atelier du Verbe
Paris

web-Bertrand Ferrier