FRANCOPHONIA

Un requiem pour Dewaere signé Halexander

 

cover requiem

'C'était à Port-Gentil' en 2018 avait été un beau succès d'estime pour son auteur Jann Halexander. Le temps où il était un 'marginal' est révolu. Sans être vraiment grand public, avec une discographie variée et des centaines de concerts, il est devenu tout public et l'intéressé lui-même ne manque pas de le rappeler dans les interviews. 'C'était à Port-Gentil' était une sorte de bossa gabonaise, place à une chanson plus funky et aux paroles moins évidentes - il faut connaître la filmographie de l'acteur Patrick Dewaere à qui cette chanson est dédiée. Disponible sur spotify, deezer, youtube etc. 

#pop JANN HALEXANDER - REQUIEM POUR DEWAERE #new ♫

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


#culturegabonaise A la rencontre de la chanteuse TITA NZEBI à l'EP7, Paris le 10 juillet

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C - Copie

 

Il est difficile de prévoir le destin d'un album. Ce serait prétentieux. Les archives de la presse regorgent d'albums sensés être cultes dès leurs sorties et que tout le monde a oublié, y compris les labels qui les produits. Mais 'From Kolkata' de Tita Nzebi a de fortes chances de devenir un album référence du patrimoine musical gabonais, au même titre que 'Lambarena' de Pierre Akendengué, de 1994. Un mélange des genres, des styles à l'image du chanteuse libre, définitivement. Tita Nzebi échangera avec le public à l'EP7 le 10 juillet, à 19h au sujet de son parcours, de son album, de ses concerts. Les échanges seront animés par le journaliste-écrivain Bertrand Ferrier. Elle en chantera des extraits. 

 

EP7, 133 avenue de France, 75013 Paris.

 

From Kolkata (feat. Titash Sen)

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'Meurs, monstre, meurs' ou la navrante imbécilité des journalistes pseudo-cartésianistes français

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L'anthropologie occidentale, notamment sous l'influence française a fait beaucoup de mal dans son analyse des cultures du monde, beaucoup de mal, d'erreurs. En fait, non, l'emploi du mot 'erreur' ne convient pas car trop indulgent. Cela fait à peine vingt ans que les choses changent. Et qu'on se rend compte que lorsqu'une tribu amérindienne parle d'un serpent monstrueux capable d'hypnotiser les pêcheurs, ce n'est pas un allégorie mais quelque chose de réel pour cette tribu. Que le concept de métaphore ne s'applique pas ici. Si on ne refait pas l'histoire, on peut néanmoins en corriger les effets et aller de l'avant. En imposant leur propre vision de la réalité, leurs propres filtres de perception (qui n'ont d'ailleurs pas eu  que des conséquences heureuses en Europe même), les occidentaux ont fait beaucoup de dégâts sur la psyché des peuples colonisés. 
Ce qui est désolant c'est de constater comment une telle attitude de condescendance vis à vis de la réalité d'autrui perdure en 2019. 
Récemment est sorti le film 'Meurs, monstre, meurs' d'Alejandro Fadel, auteur de 'Les Salvajes' en 2013. 
Le pitch : Dans une région reculée de la Cordillère des Andes, le corps d'une femme est retrouvé décapité. L'officier de police rurale Cruz mène l'enquête. David, le mari de Francisca, amante de Cruz, est vite le principal suspect. Envoyé en hôpital psychiatrique, il y incrimine sans cesse les apparitions brutales et inexplicables d'un Monstre. Dès lors, Cruz s'entête sur une mystérieuse théorie impliquant des notions géométriques, les déplacements d'une bande de motards, et une voix intérieure, obsédante, qui répète comme un mantra : “Meurs, Monstre, Meurs”...
 
 
Mais alors pourquoi diantre nos chers journalistes français toujours plus malins que les autres s'acharnent à analyser le monstre  et autres étrangetés du film comme autant d'allégories sur  la peur de la peur, le monstre qui est en nous etc etc ? Pourquoi ces journalistes tiennent à préciser leur étonnement du traitement volontairement surnaturel de l'histoire par Alejandro Fadel ? Et pourquoi nos journalistes français sont-ils si bêtes pour décréter que le film perd sa crédibilité dès l'apparition du monstre ? 
 
Il y a des esquisses de réponses.La première, la plus visible  : l'absence totale de culture ufologique. C'est ce qui arrive quand on considère que le sujet ovni, complexe, n'est que balivernes venues des U.S.A. C'est ce qui arrive quand on considère que les lois de la physique sont gravées dans le marbre, circulez, il n'y a rien à voir. Combinez cette absence de culture ufologique à une méconnaissance de l'Amérique du Sud et vous obtenez les phrases suivantes :
 
- ' Un film de monstre parfaitement maîtrisé, jusqu’à l’apparition du fameux monstre dans les dernières minutes. Quand la source de terreur devient brutalement source de rires, tout s’effondre inévitablement.' A Voir à Lire
- 'Meurs, monstre, meurs" propose une réflexion sur l’angoisse de l’inconnu dans un monde en mutation où l’incompréhension est palpable.' Transfuge
- 'Un film qui donne à voir la bête tapie au fond de chacun de nous.' Le Monde
- 'La seule chose qu’on nous assène, c’est que la bête qui sévit n’est que celle que nous avons tous au fond de nous. Son apparition à la fin du film est un summum de ridicule.' Le Journal du Dimanche
- 'Je ne sais pas quel traitement médical a subi le metteur en scène, mais c’était pas le bon. Il faut qu’il fasse du macramé, pas du cinéma.' On frise le propos ordurier et c'est signé le Nouvel Obs (oui le Nouvel Obs, pas Minute ni Valeurs Actuelles)
Bref, autant de critiques à côté de la plaque à l'exception nette des Cahiers du Cinéma dont on comprend que s'ils n'ont pas aimé le film, ils ne se sont pas trompé sur sa nature : 'Une histoire de monstre, pompeuse et grotesque, s’y donne le triple apparat d’une fable philosophique, d’une série Z et d’un film contemplatif-chiant.' 'Meurs, monstre, meurs' est donc bien un film...de monstre. 
 
  
Sylvestre Picard de Première semble également avoir compris qu'il s'agit en effet d'un film sur l'irruption d'un extraterrestre dans un lieu donné (http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Meurs-monstre-meurs-Un-thriller-radical--Critique). S'il fait  le lien avec la littérature de Lovecraft, il n'est pas sûr que Fadel ait pensé à Lovecraft. Si la majorité des gens connaissent l'Argentine pour le Tango, la pampa, Buenos Aires et Maradona, ils connaissent moins la question des phénomènes étranges qui concernent l'intérieur de l'Argentine jusqu'à la frontière chilienne (et même dans les Malouines) dont Fadel s'inspire purement et simplement pour son récit : créatures monstrueuses apparaissant au milieu de nulle part, semblant venir de réalités autres, humanoïdes croisés sur les routes, mutilations animales (après les Etats-Unis, l'Argentine est le second pays au monde concerné par ces mystérieuses mutilations animales) Fadel en filmant des troupeaux fait un clin d'oeil à ces mutilations (et non une allégorie). Les personnes décapitées par un monstre ? Il ne fait que se baser sur des histoires affreuses d'êtres humains mutilés au Brésil et en Argentine et dont la mort a été classée non-résolue malgré parfois de longues enquêtes (morts qui survenaient après des observations d'ovnis dans les régions concernées). Les motards dans la nuit sont les fameux leurres des occupants d'ovnis : nous faire voir  des choses absurdes pour nous empêcher de voir des choses peut-être bien plus perturbante pour l'esprit humain. La dimension sexuelle du monstre lui-même n'est qu'un écho à la dimension sexuelle des enlèvements extraterrestres référencés pendant longtemps du nord au sud de l'Amérique, notamment à travers les témoignages des femmes.
 
Dans le fond Fadel peut se permettre d'aborder cela à travers le support film d'auteur. Il est argentin et même si les argentins ne sont pas plus crédules que les autres peuples, ils sont pragmatiques et n'ont pas décrété que ces histoires étaient de furieux bobards ou...des allégories. Si les argentins ont de l'humour, ce ne sont pas des plaisantins. Avec la dictature et les nombreuses crises économiques, ils avaient suffisamment d'histoires pour ne pas dormir la nuit, inutile d'en rajouter avec des Aliens. Et pourtant !
 
 Tout ce que risque Fadel  en Argentine c'est que des gens n'aiment pas son film car trop long, trop lent ou trop glauque. Evidemment il joue le jeu avec les journalistes français en leur sortant ce qu'ils ont envie d'entendre : le monstre est en nous etc etc. Et le journaliste français de se rendormir rassuré.
 
Mais  quiconque a vu le film (dont l'incroyable final) et a dans son esprit une certaine culture ufologique  comprend bien vite ...que le monstre existe en dehors de nous, qu'il a son existence propre et que nous serions bien imbus de nous-même de penser que ce que nous appelons monstre n'est que la projection de nos fantasmes intérieurs. L'histoire contemporaine de l'Amérique du Sud, notamment en Argentine et au Brésil regorge d'histoires de monstres mutilant hommes et animaux. Ce sont des histoires particulièrement horribles, extrêmement rares (vous avez plus de chance de prendre une balle perdue ou vous faire tuer à un feu rouge en bagnole, on vous rassure) mais elles ont laissé des traces dans l'esprit de beaucoup de gens. Que les journalistes français continuent à parler d'allégories, de métaphores (ratées pas ratées) si ça les amuse. Dans le fond c'est leur problème. L'ennui c'est qu'ils nous font perdre du temps. 

MEURS, MONSTRE, MEURS Bande Annonce (2019) Thriller, Fantastique

'Berlin en Seine ' les exquises prolongations

AFFICHE BERLIN EN SEINE

Sur la suggestion d'un artiste et à l'occasion d'un court séjour parisien, nous sommes allées voir Isabelle Serrand et Wolfgang Pissors dans Cabaret Siméon en avril dernier. C'était décalé, exquis, on avait envie de prolonger ce moment partagé. Et l'intimité du Théâtre Essaïon s'y prêtait. Nos deux artistes prolongent un autre spectacle du 1er au 29 juin dans le même lieu  : 'Berlin en Seine' revisite le répertoire de Brecht, Kurt Weill, Kosma, Prévert, Eisler, nous faisant voyager de la France à l'Allemagne et vice versa. Et cela, ironie ou pas, dans le sillage des élections européennes. Ne boudons pas notre plaisir : Wolfgang au chant habite les chansons et Isabelle au piano révèle des dons de comédienne. A ne pas rater !

'Ma chanson de Roland' ou le chant d'Ariane Dubillard à la Vie

 

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Ne vous y trompez pas. Quand elle évoque son père Roland Dubillard, Ariane Dubillard parle d'elle dans un mélange de théâtre et de chant : ses peurs, ses joies, ses souvenirs, de l'enfance, de l'adolescence, de ses multiples vies. 'Ma Chanson de Roland' est une ode à la vie dans ce qu'il y a de plus foisonnant. Du 28 mai au 16 juin, la comédienne joue les prolongations, accompagnée par Sébastien Debard à l'accordéon au Théâtre des Déchargeurs.

https://www.facebook.com/arianedubillardpagepro/

MA CHANSON DE ROLAND

 

 

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7 mai : dernière date de Bertrand Ferrier à la Comédie Dalayrac : les un(e)s et les autres

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Bertrand Ferrier chante " Hannah Elisabeth Bethel"

Les un(e)s l'adorent pour son style rentre-dans-le-mur, humour vache, un brin obscène, ses envolées de voix qui frôlent la faille. Les autres le détestent pour son style rentre-dans-le-mur, humour vache, un brin obscène, ses envolées de voix qui frôlent la faille. Bertrand Ferrier est un personnage clivant. Le lisse, le gentillet, ce n'est pas lui. Incontestablement prolixe : il faut l'être pour proposer 4 dates sur un mois avec onze chansons différentes à chaque fois, regroupées sous une thématique. Le 16 avril, c'était 'chansons à l'ancienne', le 23 avril, 'chansons géographiques', le 30 avril 'chansons d'amour'. Le 7 mai, pour la dernière, c'est 'Chansons dans le miroir'... Les gens viennent et reviennent pour Ferrier, troubadour ironique de la Comédie Dalayrac chaque mardi. La Comédie Dalayrac d'ailleurs un lieu qui devient une des places chansons de Paris. Si ces dernières années de nombreuses salles ont fermé, il y a de nouveaux lieux, parfois mieux situés, plus professionnels, plus 'prestigieux' et plus généralistes, pas forcément 'ciblés' exclusivement chanson. Tout un public aimant la chanson sans forcément être 'connaisseur' peu à peu semble se lasser de lieux comme le forum Léo Ferré, la Manufacture Chanson ou le Connétable pour ce qui est de Paris, agglo. C'est ni bien ni mal.

 

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Mais alors pourquoi ces dates et pourquoi une thématique différente à chaque fois ? Mais parce que l'artiste pour la première fois sort un nouvel album. En fait un quadri-album : 44 titres ! Il a lancé pour cela un appel à souscriptions sur le fameux site ulule.

Bertrand Ferrier chante " Tunisies intérieures"

 C'est à une belle aventure chanson que l'artiste nous invite : et si dans le fond 2019 était l'année Ferrier ?

#Interview Bertrand Ferrier sur son cycle de concerts à la Comédie Dalayrac #live

 

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Florence Conan, ou le glamour en force à la Comédie Dalayrac

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Si vous lui dîtes qu'elle est glamour, elle ne sait pas où se mettre et pourtant elle l'est. D'un glamour fou, rare qui ferait les délices de 'Vanity Fair'. Florence Conan donc est glamour et il fallait l'être pour interpréter Angelina, amoureuse de Gigi l'amoroso dans 'Gigi, Dalida et moi' , one woman show d'une heure qui fait le plein les samedis et dimanches dans la salle, petite, atypique, de la Comédie Dalayrac.

 

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Femme chaleureuse, cultivée, comédienne mais aussi co-directrice de la salle, sur laquelle elle imprime son aura. La Comédie Dalayrac se situe dans le quartier touristique, de l'Opéra, ce qui explique aussi dans le public, la présence de nombreux allemands, japonais, chinois. En savoir plus sur l'interview ci-dessous.

#Interview Florence Conan au sujet de 'Gigi, Dalida et moi', de la Comédie Dalayrac #live

 #Teaser 'Gigi, Dalida et moi' avec Florence Conan à la Comédie Dalayrac #avril #mai #Paris

 

 

 

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Barthelemy Saurel, troubadour drôle et cruel à la Comédie Dalayrac

' Si tous les hommes du monde voulaient se donner la main, il suffirait d'en électrocuter un !' in 'La poire en deux'

Voilà, vous avez du Saurel pur jus. Le style Saurel c'est un mélange d'horreur et de tendresse. Comme la vie sans doute. Trop méconnu, il est loin devant un Oldelaf au demeurant fort sympathique pourtant. Troubadour 2.0 acerbe et libre, il chante tous les mardis à 21 h à la Comédie Dalayrac (lieu de plus en plus réputé). Laissez tomber la télévision (même s'il y a 'Capitaine Marleau') et allez-y. 

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Affiche Barthelemy Saurel

 

 

Barthélémy SAUREL - La Poire en Deux (Au Théâtre Le Bout)

Bertrand Ferrier, prince de la Comédie Dalayrac du 16 avril au 7 mai (parce que seuls les princes ont des dalmatiens...)

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4 dates, 4 concerts différents pour annoncer un premier album : Bertrand Ferrier investit la scène de la Comédie Dalayrac du mardi 16 avril au 7 mai. Chanteur prolixe, provocant, drôle, profond, décalé, il agace ou séduit mais ne laisse certainement pas indifférent ! Voyez ce programme : 

  • 16/04 : chansons à l’ancienne

  • 23/04 : chansons géographiques

  • 30/04 : chansons amoureuses

  • 07/05 : chansons dans le miroir

 

D'ailleurs, si nous étions vous, nous irions à toutes les dates...

 

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Libreville- Moscou = 10 333 kilomètres = 'URGENCE DE VOUS' de Jann Halexander et Veronika Bulycheva

  

Connaissez-vous la distance entre Libreville au Gabon et Moscou en Russie ? 10 333 kilomètres. Autant dire ce n'es plus un fossé mais un gouffre entre deux pays. Réunir deux artistes venant de ces contrées sur scène relève d'un certain challenge. La première du spectacle est donc donnée le 16 mai au Nez Rouge, Paris.

Jann Halexander et Veronika Bulycheva dans 'Urgence de vous, du Gabon à la Russie'

16 mai 2019, au Nez Rouge, réservation Fnac, billetreduc, le Nez Rouge

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