FRANCOPHONIA

Francophonia souhaite une bonne année 2021 avec 'Bad Boys' de Yseult

Il y a chez Yseult une démarche artistique profonde  qui semble s'affranchir des modes, de la tentation  de plaire à tout prix au grand public. La cohérence de ses créations lui a permis d'avoir un noyau de fidèles, ce qui est le plus important (y compris dans le monde d'après) pour un-e artiste. Clip déconseillé aux âmes sensibles.

 

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#evenement Bertrand Ferrier transcende le couvre-feu en chantant Michel Bühler le 29 & 30 octobre au Gouvernail

 

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Avec plusieurs compères, il avait rendu un vibrant hommage en janvier 2019 au grand chanteur suisse Michel Bühler, c'était à l'Atelier du Verbe. Bertrand Ferrier, pianiste, organiste, chanteur, écrivain, conférencier - et nous oublions sûrement encore tant d'autres talents- récidive cette fois-ci en solo et dans ce contexte fou actuel : il chantera Michel Bühler le 29 et 30 octobre à 19h au Théâtre du Gouvernail, pour un spectacle suffisamment long pour divertir, émerveiller, donner envie de découvrir le répertoire de Bühler, suffisamment court pour permettre aux gens de rentrer chez eux pas trop tard. Allez-y !

 

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#evenement Tita Nzebi sur la scène du 360 Paris Music Factory le 7 novembre 2020, Paris

Nouvel horaire

Son concert aurait dû avoir lieu en mars dernier. Et le confinement est arrivé. Après le confinement, la chanteuse gabonaise Tita Nzebi a chanté en Bretagne, pour deux dates de suite en plein air avant de fouler la scène parisienne du Café de la Gare en septembre dernier, dans le cadre du Femmixité Festival. Avec ses musiciens, par son magnétisme, elle devrait apporter de la lumière au public le 7 novembre prochain au 360 Paris Music Factory, c'est à 17H30.

 

 

 

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#Entretien avec Jérôme Cosniam, fondateur de Lalouline Publishing #metiersdelamusique

Pour les gens du métier comme on dit mais aussi pour tout un public, 'Lalouline Publishing' ne passe pas inaperçu : cette structure créée au début des années 2000 a fait le choix d'éditer et défendre un panel large de styles musicaux à une époque où beaucoup de structures choisissaient une spécialisation dans telle ou telle niche de musique. Logo identifiable, catalogue  considérable (avec de nombreux artistes qui tournent beaucoup, produisent régulièrement disques et vidéos), 'Lalouline Publishing' a un côté caméléon assumé. Entretien bref avec son fondateur, Jérôme Cosniam, qui a su faire traverser à sa société les cycles successifs et souvent violents qui ont impacté le monde musical.

 

Jérôme Cosniam

 

Merci, M. Cosniam de nous accorder cette interview. Le fait d'avoir votre structure à Caen et non à Paris est-ce un frein par rapport à votre métier d'éditeur ? 

Je dirai oui et non. Oui car qu'on le veuille ou non tout se fait sur Paris. Les médias, magazines , maisons de disques, institutions, tout est concentré. Alors bien sûr il y a les outils internet mais cela ne remplace pas le contact humain. 

Cependant Caen n'est qu'à 2 heures de train ( quand celui ci veut bien fonctionner ) et la qualité de vie et le confort de travail sont des atouts incontestables. 

. Comment voyez-vous le marché de la musique actuellement ? Et l'avenir de votre profession ?

 

Le marché est clairement tourné vers le numérique. Un artiste et son environnement professionnel se doivent de maîtriser les outils du marketing digital. Le métier a beaucoup changé depuis 2005 et l'explosion du net ( l'apparition de youtube notamment ). L'avenir reste incertain au vue des rémunérations faites par les géants du net ! Toute l'industrie du disque est touchée. 

 

. Vous avez fondé Lalouline Publishing en 2004, vous avez un catalogue de plus de 1500 titres, quels sont vos projets à court et moyen terme ? Quels artistes se démarquent vraiment dans votre catalogue ?

 

Le projet est de continuer au mieux à aider et accompagner les artistes dans leur développement. Dur de citer certains artistes sans en oublier d'autres.D'autant que les esthétiques musicales sont très variées dans le catalogue.

 

 

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. Vous faites partie de plusieurs commissions notamment à la CSDEM( Chambre syndicale des éditeurs de musique ) et la SACEM. Qu'est ce que cela représente pour vous ? 

Il y a avant tout une volonté de ne pas rester isolé ( de plus venant de province ). Il s'agit d'une part d'être identifié par les autres acteurs du métier, mais aussi et surtout de partager les interrogations , les réflexions et de mettre en commun nos ressources pour défendre la création.

Surtout à l'heure ou les GAFA aimerait voir disparaître le droit d'auteur pour utiliser librement nos contenus pour faire encore plus d'argent, sans contrepartie envers les artistes.

 

 

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. Merci !

Quelques liens

http://www.lalouline-editions.com/

https://www.facebook.com/lalouline/

https://www.instagram.com/lalouline/

https://www.youtube.com/user/lalouline

 

JePh - Mon Pays (feat. Nixo) Clip Officiel

 

#vieculturelle La fin du silence : concert symbolique de Jann Halexander le 22/06 à Paris

 

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Tout aura été inédit avec la crise du coronavirus. Il y aura un bilan à faire, long, âpre, dur, violent. Des nations entières ont été mises à l'arrêt. La culture en a souffert : le monde des arts mettra des mois à se remettre. Alors que certains pronostiquaient une reprise générale des lieux culturels en septembre, le premier ministre le 28 mai a pris de de court de nombreux citoyens en annonçant un déconfinement accéléré. Alors certes dans un premier temps, il s'agit de continuer d'appliquer des recommandations sanitaires somme toute assez souples. Rares cependant sont les salles, petites, moyennes ou grandes qui réouvrent à Paris le 22 juin, la plupart ne sont pas prêtes. Le public l'est-il ? Il y a les pour, les contre. Mais le chanteur franco-gabonais Jann Halexander fait fi de ces questions et saute dans l'inconnu. Il est la première personnalité à chanter le 22 juin à Paris.  Ce sera  à l'Atelier du Verbe à 18h (une fois n'est pas coutume)
Entretien par téléphone
 
 
Bonjour Jann Halexander, vous allez être le premier chanteur à monter sur une scène parisienne le 22 juin, à l'occasion de la réouverture des lieux
Le premier, je ne crois pas. Enfin je crois qu'on est quelques uns. Mais c'est vrai que ça se compte sur les doigts de la main. Mais j'appréhende un peu...heureusement Bertrand Ferrier sera là pour m'accompagner au piano. 

Vous ne vouliez pas attendre septembre  ?
Non. Je ne vois pas pourquoi. Rien ne dit qu'en septembre ou octobre, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pour le moment je suis artiste, peut-être demain je ferai autre chose, mais pour le moment je suis artiste. L'artiste, selon moi, n'est pas là pour chanter une fois que les gens ont mangé à leur faim, signé un cdi, que le soleil brille, que le ciel est bleu et qu'il n'y a aucun virus dans l'air.  La vie est pleine d'incertitudes, coronavirus ou pas, et j'assume mon rôle, ma fonction. J'ai failli lâcher plein de fois ou ralentir mon implication dans les chansons, les concerts, faire d'autres choses mais jusqu'à maintenant, ça ne s'est pas fait...sans doute une question de destin ?
 
D'où le titre du tour de chant, Revivre ?
Oui. Je souhaite vraiment tourner la page. Je ne me suis pas ennuyé pendant le confinement, j'ai beaucoup regardé des épisodes de la vieille série Maguy, cela me détendait,  et si j'ai eu des moments de colère, je n'ai pas eu de moments de dépression parce qu'avec mon éditeur, Jérôme Cosniam de Lalouline Publishing, nous avons beaucoup travaillé sur le catalogue et sur l'après-confinement. 'Revivre' c'est un tour de chant vraiment conçu pour l'occasion. C'est un tour de chant unique, les chansons sont adaptées à cette circonstance. 
 
Alors vos 17 ans de carrière au Théâtre Michel prévu à la base le 23 mars ?
Ce sera le 7 septembre.  D'ici là il y a de nombreuses dates. Je tiens à remercier au passage le Théâtre du Gouvernail où je joue également en juillet et l'Entre 2 à Angers. Et évidemment Danièle Léon, la directrice de l'Atelier du Verbe. Et puis aussi je remercie Veronika Bulycheva et Claudio Zaretti qui seront à mes côtés en juillet. Je me sens vraiment revivre.
Mais vous auriez pu faire des concerts au balcon comme certains artistes l'ont fait ou vont le faire.
Non. Sans façon. Je n'ai pas de jugement à émettre concernant ceux qui le font. Mais pour moi c'est trop glauque.
Certains directeurs de salles militaient pour une mise en sommeil des lieux culturels le plus longtemps possible  avec la garantie de bénéficier d'aides, certains évoquaient une reprise en septembre, octobre.
Ce n'est pas ma conception de la culture. Mais ils ont sûrement leurs raisons. Il faut vraiment remettre le pied à l'étrier, les mains dans le cambouis. Ce ne sera pas facile. Mais de toute façon...la plupart d'entre nous, les artistes, nous sommes résilients. Les hauts, les bas, les mois où il ne se passe rien, on peut l'appréhender du moment qu'on ne nous empêche pas d'exister. C'est un milieu qui fonctionne à flux tendus, mais tant qu'il y a un flux...
Certains artistes ont choisi de se mettre au vert aussi et d'attendre les beaux jours
Je le redis, il est hors de question d'attendre. Oui, j'aurais pu m'enfermer dans ma petite maison rustique en province,  à vivre de rien, composer un peu, écrire des vers...mais je ne le souhaitais pas. Je suis resté sur Paris pendant le confinement, je voulais sentir la ville, sentir l'atmosphère. Entendons-nous bien, je ne sais vraiment pas comment ça va se passer le 22 juin. C'est une toute petite salle mais les gens qui ont des réflexions un peu stupide sur telle salle est trop petite etc, ce n'est pas très intéressant. Il faut les remplir les salles, petites ou grandes. Mais il faut bien redémarrer. 
 
Vous avez chanté dans des salles très variés.
J'ai tout fait. En plein air en Belgique, à Courbevoie, dans des médiathèques, des centres associatifs, j'ai fait le Sentier des Halles, le Théâtre du Gouvernail, le Café de la Danse, l'Archipel, des caves chansons en province, chez l'habitant, notamment en Allemagne, dans des lofts etc. J'ai tout fait. J'ai chanté devant 3 spectateurs comme 1000 spectateurs. J'ai chanté aussi dans des lycées. On est nombreux dans ce cas. Quand vous faites une salle de 50 places dix fois de suite et que c'est plein, c'est la moitié de la Cigale par exemple...
C'est épuisant non ?
Oui. Et passionnant aussi. Et dur. C'est l'une des plus belles vies au monde la vie d'artiste mais c'est hard. Je pense que c'est valable également pour des gens beaucoup plus connus. Mais je constate depuis quelques années que la vie est très dure pour presque tout le monde. 
Mais on a quand même parlé pendant le confinement des métiers essentiels et de ceux qui ne le sont pas.
C'est terrible. Cela montre une forme d'ignorance aussi bien de la caissière qui  va bosser que de l'artiste. Parce qu'il s'avère que la caissière après une grosse journée a aussi une vie sociale et qu'elle va parfois au cinéma, dans des spectacles etc. Dans le public qui me suit, il y a des chauffeurs-routiers, des chômeurs, des coiffeurs, des manutentionnaires, des professeurs, des retraités, des livreurs uber, des rentiers, des fonctionnaires etc. Je ne comprends pas la nécessité d'opposer les uns aux autres en utilisant le mot 'essentiel'. Et je rejette tout ce qui participe à faire de nous, êtres humains, des êtres zombies dont le seul impératif serait de manger. 
Les artistes sont donc essentiels. 
Au même titre que d'autres fonctions. Même dans les sociétés les plus rétrogrades, les plus archaïques, ils jouent un rôle. Ils suscitent attraction et répulsion mais ils jouent un rôle. Je ne dis rien d'extraordinaire là, je ne suis pas un intellectuel. C'est quelque chose que j'ai appris très tôt car ma mère était professeur de philosophie et petit des fois, elle m'emmenait dans la classe où elle enseignait, et je restais tout au fond. 
Parlons pratique. Comment ça se passe ?
Très bonne question car en effet on a entendu un peu tout et n'importe quoi et je m'interroge sur le but de certaines personnes dans la profession qui ont entretenu le flou. Nous suivons les recommandations de la préfecture de police et du ministère de la santé. La jauge va être réduite, c'est un petit lieu, donc 20/25 places, sièges espacés, les couples, les groupes d'amis, les familles peuvent être côte à côte, les personnes seules espacées, il y a du gel hydroalcoolique à l'entrée. Le port du masque est recommandé. Il est également  conseillé de réserver. Si c'est rempli assez vite, une seconde date sera envisagée dans le même lieu.
Vous qui avez donné des centaines de concerts, ça va vite être plein !
L'expérience me dit qu'il ne faut jamais vendre la peau de l'ours. Bon, après je ne cache pas que nous réfléchissons à une seconde date, le 29 juin...
 
Vous auriez préféré une plus grande salle ?
Possible mais les grandes salles ne sont pas disponibles. Certaines ne pensaient  pas qu'il y aurait une réouverture des lieux en juin. Elles ne sont pas prêtes pour la réouverture : il faut remettre tout en marche, c'est considérable. Le Théâtre Michel où je me produis le 7 septembre a 345 places. Ce n'est pas rien, surtout que c'est un théâtre à l'italienne avec une configuration particulière.
Donc vous êtes dans le symbole.
Oui. Vraiment, oui. Je crois aux symboles.
J'ai écorché votre nom, on dit Jann ou Yann ?
Yann, mais ça s'écrit Jann. Je n'ai jamais rien su faire comme tout le monde. Mon cas est désespéré...et désespérant, je suppose...
Merci
Léonardht Hottier
Les dates de l'artiste jusqu'à la fin de l'année, sous réserve de modification.

5 juin : showcase en ligne avec Veronika Bukycheva#facebook
10 juin : showcase en ligne 'Entre vous & moi' #facebook
17 juin : showcase en ligne 'Entre vous & moi' #facebook
20 juin : séance dédicaces, Maison de la Presse, Paris
22 juin : 'REVIVRE', Atelier du Verbe, Paris

25 juin : chez l'Habitant, la Verberie
26 juin : chez l'Habitant, la Verberie
27 juin : chez l'Habitant, la Verberie

2 juillet : 'Du Gabon à la Russie' avec Veronika Bulycheva, Théâtre du Gouvernail, Paris
3 juillet : l'Entre 2, accompagné au piano par Bertrand Ferrier, Angers
4 juillet : l'Entre 2, accompagné au piano par Bertrand Ferrier, Angers
9 juillet : 'Chants Nomades' avec Claudio Zaretti, Théâtre du Gouvernail, Paris
11 juillet : Michael Bond / invité, Théâtre du Gouvernail, Paris

7 septembre : Jann Halexander au Théâtre Michel, Paris


8 septembre : Véronique Pestel /invité, Théâtre de l'Île Saint-Louis, Paris
9 septembre : Véronique Pestel /invité, Théâtre de l'Île Saint-Louis, Paris
10 septembre : Véronique Pestel /invité, Théâtre de l'Île Saint-Louis, Paris


19 septembre : Samarya / invité, Théâtre de l'Île Saint-Louis, Paris
6 octobre : Bertrand Ferrier / invité
7 octobre : Bertrand Ferrier / invité
28 octobre : 'Du Gabon à la Russie' avec Veronika Bulycheva, Théâtre de l'Île Saint-Louis, Paris
29 octobre : 'Du Gabon à la Russie' avec Veronika Bulycheva, Théâtre de l'Île Saint-Louis, Paris
4 novembre : 'Du Gabon à la Russie' avec Veronika Bulycheva, Théâtre de l'Île Saint-Louis, Paris
5 novembre : 'Du Gabon à la Russie' avec Veronika Bulycheva, Théâtre de l'Île Saint-Louis, Paris
27 novembre : Studio Hastings, Caen

Tita Nzebi le 28 mars au 360 Paris Music Factory : une bulle d'oxygène...

TITA NZEBI sur scène

En cette période étrange où la population se  divise entre citoyens apeurés, citoyens dans le déni, citoyens conscients mais qui refusent de céder à la psychose et citoyens dans le flou, les artistes qui peuvent encore se produire ont un rôle  à jouer, celui d'offrir une bulle, un espace d'oxygène dans la vie de gens. Nous rappelons ici l'impérieuse nécessité de défendre le spectacle vivant. Les salles appliquent les consignes sanitaires, il faut savoir leur faire confiance et éviter l'apogée d'une société netflix où au moindre problème les gens resteraient chez eux et regarderaient leurs écrans pour se divertir. La peur ne créé rien de grandiose en général...et révèle souvent la part de médiocrité en nous. L'art a cette possibilité de  contrer la peur et la médiocrité. 


Les réservations augmentent pour le premier concert parisien de Tita Nzebi de l'année 2020. La rédaction de Chanson Forever disait qu'avec elle on peut voyager sans craintes. C'est vrai, mille fois vrai.

28 mars au 360 Paris Music Factory

Affiche Tita Nzebi

 

 

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#Entretien avec Sébastyén Defiolle, leader du groupe Opium Dream Estate

 

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Sébastyen Defiolle est le leader du groupe Opium Dream Estate, un groupe fondé en 2006 - plus de dix ans, une telle longévite, souligons-le est assez rare pour les groupes de musique. Un groupe à la croisée du chemin du rock, du gothique, de la dark folk, au logo emblématique et aguerri à la scène.

 

Bonjour Sébastyén Defiolle, notre première question est un peu banale mais pourquoi le choix de l'anglais ?

Bonjour. La raison peut l’être tout autant… J’ai grandi et fait mon apprentissage et evolution musicale en écoutant principalement des groupes et artistes chantant en anglais, comme Nirvana, The Cure, Nick Cave, Oasis, 16 Horsepower, Joy Division… Et puis je suis parti vivre un temps à Brighton, où a commencé d’ailleurs l’aventure Opium Dream Estate. Donc chanter en anglais est assez naturel pour moi. Ce qui ne veut pas dire que je n’écoute pas d’artiste chantant en français. J’écoute ou ai écouté des groupes comme Noir Désir, des artistes comme Barbara, Jacques Dutronc ainsi que d’autres groupes chantant en allemand, italien ou autre. 

Opium Dream Estate - From Her To Eternity (excerpt - live at le Supersonic, Paris, 2019)

 Pourquoi l'Opium ? En connaissez-vous la saveur ?

En fait c’est plus l’Opium Dream que l’Opium. Une référence à Edgar Poe qui est un de mes auteurs préférés et que j’ai beaucoup lu étant étudiant. Le “Estate” a été rajouté afin de donner un côté clair-obscur, de dualité, au nom… de réunir quelque chose de non palpable, ''l'opium dream”, évoquant des sensations, des contrées oniriques caches dans un coin de l’âme et le “estate” étant la representation physique de tout ça. On pourrait simplifier en disant que Opium Dream, c’est ce qu’évoque la chanson, et Estate, le son, le chanson elle-même, par quoi ces sensations évoquées s’expriment. Ah et pour répondre à la question sur la saveur… Non. Un jour peut-être…

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Votre univers est très dark, est-ce que parfois vous y étouffez ? 

Je ne pense pas… J’essaye toujours d’apporter des éléments “lumineux”à ma musique, dans  les arrangements, la voix… un son, etc. Si j’étouffe ça plus en rapport à comment exprimer cet univers. J’ai commencé en faisant de la neofolk, darkwave mais Il y a eut un moment où j’ai senti que je n’arriverais plus à exprimer ma musique par ces styles, tout du moins pas uniquement, et que je devais alors évoluer, élargir ma palette sonores, en incorporant d’autres influences, m’ouvrir à d’autre styles sans tourner le dos à cet univers et aux ambiances et images qu’ils m’apporte. Cet un univers avec de nombreuses portes, qu’il faut savoir ouvrir le moment opportune, donnant sur de nombreuses pièces, lieux ou paysages où il est bon de ne pas s’y complaire trop longtemps.

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Opium Dream Estate - A Funeral

 Opium Dream Estate - Wayfaring Stranger (live in Paris, feb. 2017)

  Peu de gens le savent en dehors de votre public, vous êtes une vraie bête de scène, que  ce soit avec votre répertoire ou quand vous reprenez Nick Cave, d'où vient cette énergie  ?

Haha, je ne pense pas être une bête de scène. J’essaye juste de me donner à fond sur scène, de prendre des risques et du plaisir. Après avec les années j’ai gagné en assurance et aisance sur scène. Ma voix a aussi gagné en puissance et j’arrive à mieux la poser, à la moduler qu’il y 5 ou 10 ans. Cette energie, si elle peut venir de certaines de mes influences, Nick Cave ou 16 Horsepower ou autres, elle vient surtout le moment venu. Je n’essaye en rien contôler quoique ce soit. C’est du ressenti, de la scène, du son, du public, des chansons – quelle soient les miennes ou non. Il y a un côté grissant, addictif, d’être sur scène et de jouer avec des musiciens qui vous aident à vous exprimer pleinement, sans compromis. C’est un exutoire.

 

 Comment voyez-vous les mois qui viennent ?

Nou enregistrons le nouvel album. Ca avance, et même s’il y a encore à faire, le plus gros est fait. C’est le premier album où je ne me suis ateler à tout faire de A à Z. Ce qui est reposant et excitant, les morceaux prenant parfois une forme différente de que j’avais imagine au départ. Je suis très content de ce qu’on fait avec Guillaume Jannin, Flora Gousset et Vincent Fauvet on fait et j’ai hâte d’entendre le résultat final. Tout ce que je peux dire c’est qu’il sera plus rentre-dedans, plus brut. A l’mage du groupe sur scène. Nous en présenterons d’ailleurs quelques extraits le 6 mars prochain à la Dame de Canton. Après ça sera surtout la promo, recherche de label, concerts, clips, etc. Après… je ne sais pas encore. Advienne que pourra…

 

https://www.facebook.com/pg/opiumdreamestate

 

En écoute sur spotify, deezer, tidal...

En concert le vendredi 6 mars à la Dame de Canton

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Opium Dream Estate - Kneel To The Cross (neofolk)